5 conseils pour éviter une consommation excessive d’acrylamide

Des études récentes ont indiqué qu’une consommation excessive d’acrylamide peut avoir des effets cancérigènes dans l’organisme, comme cela est déjà testé sur des souris de laboratoire. C’est pourquoi les autorités de plusieurs pays ont mis en place des campagnes d’information pour aider leur population à diminuer la consommation de ce composant.

L’acrylamide, qu’est-ce que c’est ?

L’acrylamide est un composé organique présent dans de nombreux aliments que vous consommez chaque jour, comme le pain, les biscuits, les gâteaux ou tout autre produit contenant des glucides ou de l’amidon.

Cependant, il ne présente pas de danger pour la consommation tant que l’aliment n’est pas porté à des températures élevées, ce qui provoque une mutation du composant et lui donne une couleur sombre. C’est pour cette raison que, lorsque le pain est brûlé dans le grille-pain, par exemple, il devient noir et amer, en raison de la présence accrue d’acrylamide.

Bien qu’actuellement seules la mutation génétique et l’apparition de tumeurs dues à la consommation de ce composant aient été constatées, les autorités ont également exhorté la population à réduire sa consommation en évitant les aliments dits « dorés ».

Dans les campagnes créées contre la sensibilisation à l’acrylamide, le règlement européen 2017/2158 stipule un certain nombre de changements et de mises à jour dans l’industrie et le secteur de la restauration, ainsi que des conseils utiles pour une application domestique.

Grille-pain et acrylamide

Le pain est l’un des principaux aliments du petit-déjeuner et, dans de nombreux pays, le toast est un élément de base de tout repas matinal. Cependant, des études récentes ont montré que la cuisson du pain à une température supérieure à 170 °C suffit à créer l’environnement nécessaire au développement de l’acrylamide, qui apparaît sous forme de taches sombres sur le pain.

C’est pourquoi, si vous avez accidentellement brûlé votre toast, vous devez le jeter et ne pas essayer d’enlever les restes brûlés avec un couteau, car la nourriture est pratiquement contaminée.

Comment éviter la consommation d’acrylamide

Prenant déjà en considération les effets et les possibilités du composant organique muté, comme mentionné, une série de règlements ont été établis sur le continent européen pour éviter la présence d’acrylamide dans les aliments ; et, en outre, ils ont également servi à énumérer une série de conseils pour l’application domestique que nous connaîtrons ci-dessous :

1. connaître sa nourriture

Pour éradiquer un risque, il faut aller à la racine du problème et, dans ce cas, même pas en achetant une la meilleure marque de grille-painSi vous ne prenez pas en considération les aliments les plus susceptibles de contenir de l’acrylamide dans des proportions plus importantes, vous éviterez l’acrylamide.

Dans ce cas, les principaux produits de la liste sont le pain blanc, le café instantané et grillé, les frites, les craquelins et tous les aliments qui ont été battus et sont destinés à être frits.

Cependant, il y en a un en particulier qui se distingue et c’est le pain qui est tant utilisé dans les grille-pain du monde entier en raison des principaux ingrédients de sa préparation : les farines raffinées. Cet ingrédient est riche en amidon, il est donc plus susceptible que d’autres de former de l’acrylamide.

2. Choisir le mode de cuisson le plus sain

Les conseils suivants sont basés sur le choix judicieux de la méthode de cuisson alternative que vous pourriez utiliser pour respecter la température maximale recommandée. Par exemple, lors de la friture, l’huile doit être à une température comprise entre 180 et 200 degrés Celsius. À ce niveau, la température maximale a déjà été dépassée, de sorte que la formation d’acrylamide est pratiquement assurée.

D’un autre côté, vous pouvez envisager d’autres méthodes de cuisson moins agressives pour ce poulet milanesa ou ce poisson frit qui vous fait tant manger au déjeuner, comme par exemple cuire le poulet et mettre le poisson au four. Ces modes de cuisson permettent de contrôler la température avec plus de précision, tout en évitant une consommation excessive de graisse.

3. Respecter la température

C’est la base de pratiquement tout ce qui est indiqué : respecter la température maximale recommandée par les experts pour éviter la formation d’acrylamide. Plus précisément, ce composant organique est créé à partir de 170 ºC, c’est pourquoi il est conseillé de surveiller de près la cuisine lors de la préparation des aliments.

4. Rechercher un aspect ¨dorado¨

En plus de surveiller la température, vous devez également faire attention à la couleur de vos aliments pendant la cuisson. Vous devez vous assurer que la pâte, par exemple, prend une couleur dorée qui ne semble sombre sur aucun de ses côtés. Lorsque la nourriture atteint ce point, retirez-la du feu et laissez-la reposer avant de la manger.

Il en va de même si vous souhaitez déguster des frites ou un poulet grillé. Il suffit d’éviter de les faire trop cuire.

5. Élimination des aliments brûlés

Enfin, éliminez immédiatement toute nourriture qui a été brûlée. Bien que les études ne supposent pas que l’acrylamide soit capable de produire un cancer, il vaut mieux être sûr que désolé. C’est pourquoi, si votre pain a été trop grillé ou si votre milanais a été brûlé d’un côté, il vaut mieux choisir de le jeter que d’essayer de le sauver.

À ce stade, l’acrylamide s’est déjà formé dans différentes zones de l’aliment, il faut donc le considérer comme contaminé. De plus, le fait d’être brûlé change complètement leur goût et peut devenir très amer au palais.

Conclusions

Ce n’est pas parce que vous grillez un peu votre pain que vous aurez le cancer, mais la vérité est que manger des aliments trop cuits n’est pas bon pour la santé car cela brise l’harmonie de leurs composés et, dans de nombreux cas, tue les bonnes protéines ou les graisses qui pourraient en être issues.

C’est pourquoi nous vous invitons à suivre les recommandations données par le règlement européen pour éviter la consommation excessive d’acrimilamide qui, bien qu’elle ne semble pas présenter un risque imminent pour la santé humaine, n’a pas non plus été classée comme inoffensive.