Découvrez le nouveau plan directeur des arbres urbains de Séville

Les arbres sont l’un des éléments les plus remarquables des espaces verts urbains, mais ils comportent également une série de risques pour les habitants, tels que la production de fruits allergènes et la possibilité de chute de branches. C’est pourquoi la mairie de Séville, en collaboration avec l’entreprise Tecnigral, a récemment présenté le premier Plan d’Arbres Urbains.

Séville est l’une des dix villes d’Espagne ayant la plus grande superficie de parcs par habitant, avec environ 300 000 arbres et un total de 1 000 espaces verts urbains, qui fournissent à la ville de l’oxygène et absorbent des substances qui peuvent être toxiques pour les citoyens. En outre, ces espaces permettent aux gens de se réunir pour se divertir et s’amuser, ce qui, à long terme, a une influence positive sur le bien-être physique et psychologique de la population.

Cependant, les arbres impliquent nécessairement un entretien constant, car ils présentent certains dysfonctionnements qui peuvent mettre en danger la santé et la vie des citoyens. Tout d’abord, il est bon de se rappeler que comme tous les êtres vivants, les arbres grandissent, vieillissent et meurent plus tard, il est donc très important d’anticiper ce moment afin de gérer la chute de branches sèches, la fracture des troncs, la perte d’ancrage et même le renversement complet.

La plantation d’arbres n’est pas la même chose que la plantation de toutes sortes d’arbres dans n’importe quel quartier de la ville, mais elle doit être dotée d’un système contrôlé, élaboré par des experts en la matière, qui permette de pérenniser les espaces verts en profitant des avantages des arbres sans négliger les problèmes qui peuvent se poser en fonction des espèces, de la production de feuilles, de la taille que leurs branches et racines auront à l’avenir, entre autres caractéristiques.

En quoi consiste le Plan directeur des arbres urbains de Séville ?

Il s’agit d’un document ambitieux, dans lequel une planification intégrale des arbres pour les prochaines années dans la ville de Séville a été rédigée et dans lequel trois défis fondamentaux ont été soulevés ; le premier est de parvenir à une planification optimale des arbres qui permette d’améliorer l’ensemble des services écosystémiques, le second est d’aspirer à maximiser les bénéfices et à réduire les conflits pour une plantation d’arbres durable dans le temps. Le troisième défi consiste à promouvoir la coresponsabilité des municipalités et des citoyens afin de favoriser un climat de confiance et de transparence.

L’un des objectifs est d’augmenter la couverture forestière de 25 %, de réduire les arbres vides à 3 %, de créer une infrastructure verte interconnectée et d’augmenter le nombre d’espèces pour favoriser la biodiversité et lutter contre le changement climatique. Ce document est le résultat d’une enquête rue par rue dans les différents quartiers de Séville et s’inscrit dans le cadre des objectifs du soi-disant Développement Urbain Durable des Nations Unies.

Le diagnostic indique que Séville dépasse les indicateurs de l’Organisation mondiale de la santé, qui recommande entre 1 et 1,3 arbre pour 3 citoyens. Actuellement, la ville compte 253 espèces d’arbres selon les données du conseil municipal, mais l’étude a révélé que 24% d’entre eux sont des orangers, ce qui indique un excès de cette espèce par rapport à la proportion recommandée dans chaque quartier, donc une des propositions est la réduction progressive en arrêtant la plantation de nouveaux spécimens.

Le Plan directeur des arbres urbains de Séville prévoit un total de 115 actions et lignes directrices spécifiques, dont la création d’un site web gratuit permettant aux citoyens d’accéder à l’inventaire des arbres municipaux, d’établir un catalogue des espèces d’arbres favorisant la diversité et d’évaluer les caractéristiques du sol, du drainage et de la qualité des plantes avant la plantation.

L’importance de l’élagage dans la forêt urbaine de Séville

Parmi les stratégies d’entretien des arbres urbains de la ville, le plan prévoit l’élaboration d’un manuel technique pour la taille par espèces et familles d’espèces représentatives, telles que Platanus x hispanica, Jacaranda mimosifolia, Tipuana tipu, palmiers, Citrus aurantium, entre autres. Nous essayons également d’établir une taille périodique dans les unités de gestion qui ont besoin de contrôler la taille de leurs auvents.

Bien que le conseil municipal ait les meilleures tondeuses Aujourd’hui, il est nécessaire de prendre en compte le personnel qui effectue les travaux. C’est pourquoi ce plan vise à établir les exigences minimales d’expérience technique pour les élagueurs et à promouvoir la formation continue de ces professionnels, afin qu’ils soient à la hauteur des défis posés.

Auparavant, l’idée que les arbres ne pouvaient pas être coupés en vert était populaire, mais la réalité est que l’arboriculture moderne recommande une taille de formation. Ce plan intègre donc l’objectif de sensibiliser à l’importance de cette technique pour réduire de manière significative la taille des arbres matures, qui est généralement plus coûteuse et nécessite plus de ressources.

Les autres personnes appelées à utiliser correctement les sécateurs sont les propriétaires privés de palmiers, car ceux-ci nécessitent un entretien particulier en termes de santé des plantes. En outre, par le biais de certaines lignes directrices, le conseil vise à contrôler la prolifération du charançon rouge du palmier, un insecte qui attaque les palmiers et peut être nuisible à l’écosystème.

Les entreprises qui offrent des services d’élagage doivent également agir conformément aux principes de base de l’arboriculture moderne, c’est pourquoi l’une des actions en cours consiste à dresser une liste des meilleures entreprises pour fournir ces informations aux particuliers, améliorant ainsi l’élagage dans les espaces privés.

Mais ce n’est pas tout, le document prévoit également le développement de campagnes de connaissance et de sensibilisation sur le patrimoine arboré de Séville, car les habitants ont parfois de fausses idées sur la façon de traiter les arbres urbains. On espère également que des accords seront conclus avec des organismes de recherche indépendants, ainsi qu’avec des universités qui peuvent mener des études sur les arbres urbains et même intégrer des étudiants pour des travaux pratiques.